Tania FAUSTIN FLORINA -Psychologue spécialisée en neuropsychologie – Psychothérapeute – Thérapie psychodynamique et TCC
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Le bilan neuropsychologique est souvent la pièce qui permet de poser ou d'écarter un diagnostic de trouble dys. Trouver un praticien à Paris — 2 103 778 habitants, département Paris — suppose fréquemment d'élargir la recherche aux communes voisines.
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Le neuropsychologue est un psychologue spécialisé dans les liens entre le fonctionnement cérébral et les comportements. Chez l'enfant présentant un trouble dys, il occupe une place particulière : il ne rééduque pas, il évalue. Son bilan est souvent la pièce qui permet de poser ou d'écarter un diagnostic, et d'orienter vers les bons professionnels.
Le bilan neuropsychologique explore l'efficience intellectuelle, la mémoire, l'attention, les fonctions exécutives (planification, inhibition, flexibilité) et la vitesse de traitement. Il s'appuie sur des tests étalonnés, dont les échelles de Wechsler. Il dure généralement plusieurs heures, réparties sur deux ou trois séances, et débouche sur un compte-rendu détaillé remis lors d'un entretien de restitution.
C'est cette évaluation qui permet de distinguer ce qui relève d'un trouble spécifique des apprentissages, d'un trouble attentionnel, d'un haut potentiel ou de plusieurs de ces éléments associés — des situations qui se ressemblent en apparence mais appellent des réponses très différentes.
Le titre de psychologue est protégé et requiert un master. La spécialisation en neuropsychologie s'acquiert dans le cadre de ce master ou par une formation universitaire complémentaire.
Le titre de psychologue est protégé, mais la spécialisation en neuropsychologie de l'enfant ne recouvre pas les mêmes compétences que la neuropsychologie de l'adulte ou de la personne âgée. La passation et l'interprétation des tests chez un enfant de huit ans demandent une pratique régulière avec cette tranche d'âge.
Le bilan neuropsychologique en libéral représente un coût significatif, souvent plusieurs centaines d'euros, et n'est pas remboursé par l'Assurance Maladie. Certaines mutuelles proposent un forfait. Comme il s'agit d'un acte ponctuel et non d'un suivi, la question du financement se pose différemment des autres professions : c'est une dépense unique mais importante.
Les structures publiques et les centres référents des troubles du langage et des apprentissages réalisent des bilans neuropsychologiques sans reste à charge. Les délais y sont longs, mais la différence de coût avec le libéral est considérable. Cette question mérite d'être posée avant de s'engager.
Deux délais distincts à connaître : celui du rendez-vous, et celui de la restitution écrite. Ce second point est souvent négligé alors qu'un compte-rendu qui tarde plusieurs mois peut faire manquer une échéance scolaire ou une date de dépôt de dossier MDPH.
Un bilan limité à l'efficience intellectuelle ne suffit pas à documenter un trouble dys ou un TDAH. L'exploration de l'attention, de la mémoire de travail et des fonctions exécutives est ce qui permet de comprendre le profil réel de l'enfant. Vérifier l'étendue du bilan évite d'avoir à en refaire un.
Point souvent mal compris : le neuropsychologue réalise l'évaluation, mais le diagnostic médical d'un trouble neurodéveloppemental relève d'un médecin. Comprendre cette articulation dès le départ évite de croire le parcours terminé alors qu'une consultation médicale reste nécessaire.
Le bilan neuropsychologique sert de socle aux autres interventions. S'il n'est pas transmis à l'orthophoniste, à l'ergothérapeute ou à l'enseignant référent, une grande partie de sa valeur se perd. Savoir comment la transmission s'organise évite que le document reste dans un tiroir.
Le bilan neuropsychologique est fréquemment la pièce maîtresse d'un dossier d'aménagement scolaire, notamment pour obtenir un temps majoré aux examens. Un compte-rendu qui se limite à des scores chiffrés, sans préconisations concrètes, est peu utilisable administrativement.
La façon dont les résultats sont expliqués à l'enfant compte autant que le contenu du bilan. Un enfant qui comprend son fonctionnement plutôt que d'entendre qu'il a un problème aborde différemment la suite du parcours. Certains praticiens prévoient un temps dédié pour lui, d'autres non.
Les bilans ont une durée de validité limitée dans les procédures administratives, et le profil d'un enfant évolue. Savoir dès le départ si un contrôle sera nécessaire dans deux ou trois ans permet d'anticiper plutôt que de le découvrir au moment du renouvellement d'un dossier.